Pour en savoir plus
Le héros est Aristide Saccard, frère du ministre Eugène Rougon, qu’on avait déjà vu amasser une fortune colossale dans la Curée. Après une succession de mauvaises affaires, il doit repartir à zéro, mais son ambition est demeurée intacte. Il vend sa luxueuse propriété du parc Monceau afin de régler ses créanciers, puis loue deux étages d’un hôtel où il installe la Banque Universelle, destinée à financer les projets de mise en valeur du Moyen-Orient. Tout est fait pour attirer petits et moyens épargnants, auxquels on promet des gains faciles et rapides. Les communiqués et articles de presse, les rumeurs savamment dosées font s’envoler les titres de la société, et Saccard se retrouve à nouveau au sommet de la gloire et de la puissance. Mais cette puissance boursière, construite sur du sable, est fragile puisque Saccard ne cesse d’acheter ses propres actions afin de gonfler le cours. Par ailleurs, Saccard s’est attiré de solides inimitiés. L’un de ses ennemis, le banquier juif Gundermann, a juré sa perte.

C'est à un véritable cours
C'est à un véritable cours sur le fonctionnement de la bourse, les motivations de chacun face à ses investissements que se livre ici Zola.
Une fois de plus, cette analyse est toujours d'actualité, et permet de mieux comprendre certains scandales politico-financiers.
A lire par tous les passionnés d'économie.