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Jacques Fortier revient d'Algérie en permission de convalescence. Encore prisionnier des images de sang et de mort qu'il n'arrive pas à chasser de sa mémoire, il retrouve son village natal juché sur une falaise du Jura.
Dans la maison de son enfance, envahie par les ronces, rôde l'ombre de son père, mort en maudissant ce fils qui s'était engagé volontairement dans une guerre odieuse. Plus présente encore semble être sa mère, disparue elle-aussi, dont l'amour n'avait cessé d'espérer le retour de l'enfant révolté. Peu à peu, au contact de la terre que ses parents avaient apprivoisée, avec respect, pour la lui transmettre, il découvre l'homme qu'il aurait dû être : un homme passionnément amoureux de la vie et de la paix ...
Mais la société, criminelle par ignorance, cruelle par intérêt, peut-elle tolérer se mettre hors la loi dans un combat désespéré pour le bonheur des autres ?

Plongé dans une guerre qui
Plongé dans une guerre qui n'est pas la notre, comment se reconstruire quand on a vécu des évènements qui dépassent ce que la dignité peut accepter. Sur quelles bases, à partir de quelles valeurs peut-on se réintégrer alors dans la société ?
Voici les questions que se posent Jacques Fortier, à son retour dans son Jura natal, sur fond d'une guerre longtemps niée par le pouvoir qui l'appelait "opérations de pacification" : c'était la guerre d'Algérie.