Pour en savoir plus
"En ce temps-là, on mettait des photographies géantes de produits sur les murs, les arrêts d'autobus, les maisons, le sol, les taxis, les camions, les façades des immeubles en cours de ravalement, les meubles, les ascenseurs, les distributeurs de billets, dans toutes les rues et même à la campagne.
La vie était envahie par des soutiens-gorge, des surgelés, des shampoings antipelliculaires et des rasoirs triple-lame. L'oeil humain n'avait jamais été autant sollicité de toute son histoire : on avait calculé qu'entre sa naissance et l'âge de 18 ans, toute personne était exposée en moyenne à 350 000 publicités. Même à l'orée des forêts, au bout des petits villages, en bas des vallées isolées et au sommet des montagnes blanches, sur les cabines de téléphérique, on devait affronter des logos de marques.
Il avait fallu deux mille ans pour en arriver là."

Ancien publicitaire,
Ancien publicitaire, Frédéric Beigbeder semble découvrir que la publicité n'est pas le monde idéal qu'elle essaie de nous décrire : son objectif n'est pas de distraire ou d'informer le consommateur, mais de le convaincre d'acheter des produits dont il n'a ni le besoin ni les moyens.
Mais est-ce réellement une découverte, Mr Beigbeder ? Ne nous faîtes pas croîre que vous venez juste d'en prendre conscience, ou alors, vous étiez bien naïf ?
Il n'y a donc pas de réelle découverte sur notre société dans ce livre, si ce n'est que l'univers de la publicité est celui du cynisme. Cette non découverte n'est rattrapée ni par l'histoire ni par le style, qui oscillent entre vulgarité et fantasme sexuel.
Bof !!