Auteur de bandes dessinées, Pascal Jourde réunit avec ses albums ses trois grandes passions :
- le Limousin
- l'histoire
- la bande dessinée
Il a ainsi écrit :
- N'attends pas d'avoir du béton plein la gueule pour l'ouvrir au éditions Différences
- les Communards aux éditions Glénat
- Limougeauds, chez Lucien Souny
- Contes extraordinaires d'une veillée limousine, chez Lucien Souny
- la mort du Lion, chez Lucien Souny
Et bientôt "Survivre à Alésia" , chez Lucien Souny
Il a accepté de répondre à nos questions.
ToB : Un de nos lecteurs a particulièrement aimé La mort du lion. Pourriez-vous nous en dire un peu plus ?
PJ : C’est une histoire en parallèle de Richard I d’Angleterre et de Pierre Batilde, le jeune chevalier limousin qui le tua à Châlus. Je retrace la vie des deux hommes à travers les pérégrinations du roi chevalier dans ses diverses batailles, dont les croisades, et dans le limousin de l’époque jusqu’à le rencontre fatale.
ToB : Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire un livre sur cette époque ?
PJ : L’amour de l’histoire et l’envie de raconter la vie d’un personnage célèbre tout en suivant celle d’un individu à l’existence plus obscure. L’envie aussi de dessiner des chevauchées et des scènes de batailles médiévales.
ToB : Quel est le premier livre que vous avez écrit ? Quelles étaient vos motivations ?
PJ :C’est une BD noir et blanc sortit en 1984 avec un titre comme on en fait plus. »N’attends pas d’avoir du béton plein la gueule pour l’ouvrir. » Il plaidait les difficultés des jeunes de banlieues qui revendiquaient une intégration républicaine avant que les petites mains des potes en fassent des français dont le droit à la différence les cloisonne dans des guettos.
ToB : Quel est le livre dont vous êtes le plus fier ? Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ?
PJ : Je suis fier de tous mes livres, même si je me dis qu’ils sont tous à refaire. Je ne les vois pas forcément comme des œuvres, mais comme des souvenirs. Comme la plupart des auteurs je crois, ma difficulté principale n’est pas dans la création, mais dans la vente (surtout de proposer à d’autres quelque chose qui me tiens à cœur et qu’ils peuvent juger et rejeter). Donc trouver un éditeur, le bon qui aime votre création et prend des risques pour vous. J’ai trouvé cet accueil chez Lucien Souny.
ToB : Y a-t-il un auteur que vous considérez comme modèle ?
PJ : A mon age, il y en a trop qui ont influencé ma vie de lecteur pour pouvoir les nommer honnêtement.
ToB : Quel est le livre que vous auriez aimé avoir créé?
PJ : Celui que je lis et qui m’accroche.
ToB : Quel est votre dernier livre. Pouvez-vous nous le présenter ?
PJ : Survivre à Alésia est une BD couleur de 120 pages qui retracent la vie d’un chef Lémovice avant, pendant et après la défaite d’Alésia. La période aidant, j’ai essayé de faire une BD où l’aventure à plus de place dans l’histoire officielle. La première partie montre les gaulois dont les valeurs et le mode de vie s’approchaient plus des tribus indiennes d’Amérique que de leurs ennemis romains. La deuxième partie raconte la guerre des Gaules jusqu’à Alésia avec une quinzaine de planches juste sur la bataille qu’à livrée l’armée de secours pour délivrés Vercingétorix. La troisième est celle des changements ou les héros doivent combattre leurs anciens alliés pour sauver leurs propres peuples.
ToB : A quel public s'adresse-t-il ?
PJ : J’ai tendance à dire de 7 à 77 ans, mais je pense plutôt à un public adolescent adulte.
ToB : Allez-vous écrire un nouveau livre ?
PJ : Je dessine toujours…quand à être publié, c’est une autre histoire.
ToB : Merci beaucoup, et tenez-nous au courant de vos nouvelles parutions.
